Mémoires d’une jeune guenon dérangée, le journal intime de Cléopâtre Wellington de Maureen Wingrove

Maureen Wingrove, Mémoires d’une jeune guenon dérangée, Le journal intime de Cléopâtre Wellington, Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, 2017

MEMOIRES_D_UNE_JEUNE_GUENON_DERANGEE_hdConnaissez-vous Diglee ? Si c’est le cas, sachez que c’est le pseudonyme de l’auteur de l’excellent roman que je vous présente aujourd’hui, et rien que cela devrait vous donner envie de foncer. Et vous auriez raison. Si ce n’est pas le cas, sachez que c’est une illustratrice qui s’est fait connaître notamment par son blog diglee.com mais aussi par ses bandes dessinées humoristiques. Et que vous devez lire ce roman. A bon entendeur.

Cléopâtre est adolescente, avec tout ce qui va avec : des parents divorcés, une mère qui lui court sur le haricot, une petite sœur mignonne mais un peu spéciale, un père un peu timbré, un beau-père décalé, des potesses qu’elle adore et des crush sur des garçons qui se moquent d’elle en permanence. Elle-même n’est pas la plus classique des ados : elle a une pilosité débordante et un goût prononcé pour tout ce qui est kitsh et sort de l’ordinaire. Et ses occupations sont pour le moins originales : tourner un film d’horreur amateur, espionner sa voisine en mission commando et jeter des sorts et autres joyeusetés pour se porter chance ou se venger de Clément qui l’humilie en permanence. Dire que la rentrée la stresse est un euphémisme. Avec sa BFF Chloé, elles voudraient que tout change. Et quand deux nouveaux se pointent dans la classe, il se peut que leurs vœux s’exaucent.

Ce roman pour ado est un petit bonheur de chaque instant, bourré d’humour et de bonne humeur. Se plonger dans le roman de Mauree Wingrove, c’est retrouver ses quatorze ans, les sensations associées, se remémorer bons et moins bons moments (mais surtout les bons), c’est plonger dans une chouette nostalgie. Parce que toute la beauté de se roman, c’est bien la justesse des propos, des sensations de Cléo et de ses amies, c’est ce sentiment d’injustice constant dont on arrive à rire aujourd’hui, vu d’un peu plus loin. Mais tous les ados adoreront ce roman, qui n’est que le premier tome d’une série que j’espère longue !

La famille de Cléo est fantasque en tout point, mais pour autant assez réaliste. Ou est-ce la manière dont elle est présentée par Cléo et grâce à l’écriture pleine de drôlerie de l’auteur ? Un peu de chaque certainement. Mais ce qui est certain, c’est qu’on a définitivement envie de faire partie de cette famille recomposée, avec cette mère un brin autoritaire, mais qui n’est pas du tout appuyée par le père dont elle est divorcée et qui est d’un laxisme effrayant, avec ce beau-père au sens de l’humour embarrassant mais qui fait rire le lecteur – à défaut de Cléopâtre -, et enfin avec cette petite sœur mignonne à souhait, passionnée de phoques, un peu givrée, complice de Cléo. Une famille qui donne envie et qui est parfaite pour rendre le journal intime de Cléopâtre très intéressant !

Quant aux amies de Cléo… Elles sont toutes différentes, avec leurs particularités spécifiques bien appuyées : l’une est obnubilée par le physique, une autre est d’une grande timidité, une autre encore est un vrai garçons manqué. Le groupe de cinq filles, les potesses de Cléo, nous offre un concentré d’adolescence dans ce qu’elle a de plus compliqué et d’éclectique, mais surtout permet la mise en scène de situations très drôles.

En clair, ce roman nous fait revivre les meilleurs moments de notre adolescence, le tout arrosé de références culturelles actuelles – il est presque certain que j’aurais aussi adoré Lady Gaga – et connecté aux réseaux sociaux. Parce que moi aussi, je serai allée chercher mon crush du moment sur facebook et instagram, j’aurais attendu une demande d’ami, un like ou un texto.

Ce roman nous fait penser aux romans de Louise Rennison, Le journal intime de Georgia Nicholson, qui ont bercé l’adolescence de plus d’un, nous avaient enchanté et fait rire. L’auteur d’ailleurs ne s’en cache pas dans ses remerciements, et lui rend un bel hommage par l’écriture de ces Mémoires d’une jeune guenon déjantée.

Ce roman devrait plaire à tous les adocescents et rendre nostalgiques tous les adultes. Diglee a un côté déjanté qui transparaît dans chaque page, dans les expressions de Cléo qui nous prend à partie – n’oublions pas qu’il s’agit d’un journal intime – et nous emmène avec jubilation et humour à sa suite, durant cette rentrée scolaire et jusqu’à Halloween.

Ce roman est fichtrement bien fait, vraiment drôle et devrait enchanter jeunes et moins jeunes. Vite, la suite !

Ma note : 5/5

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